Machines imaginaires en action, les interventions de Damasceno transforment l’espace habituel et le temps chronologique en une expérience fictive à partir de distorsions poétiques de la réalité. Ses œuvres se projettent dans l’espace-temps de manière instable en créant un territoire spéculatif sur la question du visible, de l’invisible et du devenir. Sa dynamique de la perception comprend à la fois un champ sensible et un mouvement spirituel qui devinent ou inventent le sens de ce qui nous échappe. Chez Damasceno, la sculpture est aussi image. Elle dépasse la présence matérielle des volumes et établit une relation phantasmatique au-delà du caractère physique des choses. Le représenté se transforme en une simple résonance de « l’animation » des idées qui s’installe dans la psyché du spectateur.